Quand Agathe s’entretien avec Askehoug

Askehoug, il a une vraie gueule, un style, une voix. C’est un dandy baudelairien, mais en nettement moins torturé. Et pour cause : Askehoug, sur scène ou en interview, transmet une sympathie souriante et espiègle. S’il attache un soin particulier à ses textes, musicalement, ça envoie plutôt pas mal (euphémisme très travaillé) : avec ses deux musiciens, bassiste et batteur, Askehoug touche à la superbe, mais en toute humilité.
Nous lui avons posé cinq questions, alors qu’il venait à peine d’entrer à la Carto, et qu’il déroulait, méthodiquement, ses câbles…

 

 

Que signifie Askehoug ?

C’est norvégien. Ça veut dire « Colline de frênes », et c’est mon vrai nom de famille !

Qu’apportes-tu à l’héritage de Gainsbourg et Bashung ?

Ça m’honore de répondre à cette question… J’espère faire vivre cet héritage. Je ne souhaite pas m’inscrire dans la veine de la variété française. Il s’agit d’une autre famille, où le texte n’est pas au second plan. Si je me nourris de ces deux artistes, c’est certainement pour la poésie française de Gainsbourg, et la mise en musique façon « rock anglais » de Bashung.

Ton dernier album s’intitule « French Kiss » : est-ce la métaphore de ce qui te relie à la musique ?

Sans doute ! C’est une belle invention française que le baiser langoureux. J’aime à croire avec ferveur que le Français incarne le romantisme dans le monde. Ça me rassure. Et ça rejoint ma réponse à la première question : je recherche ce romantisme à la française dans mon écriture. C’est une couleur qui va d’autant mieux avec la musique à l’anglaise.

Trois mots pour évoquer le Charabia Festival ?

Jeunesse (parce que c’est sa première édition !), langues étrangères (aussi paradoxal que cela soit, mais j’y tiens…), et Barcella (parce que sans lui, rien ne se passerait ici et maintenant !). Désolé, ça fait plus de trois mots avec mes explications !

Par quel morceau commences-tu ton concert ce soir ?

Par « La Dispute »… Une chanson sur le couple et sur l’amour, assurément !

 

 

Propos recueillis par Agathe Cèbe

Photo : Angèle Caucanas

 
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