Petite Amie à la Cartonnerie

Ce jeudi 22 février, la Carto reçoit, une fois n’est pas coutume, Juliette Armanet. Et si, par le plus grand des hasards, vous êtes encore en hésitation, voici trois bonnes raisons de ne pas manquer ce petit événement.

 

1/ Parce que c’est une célébration de la poésie.


Juliette Armanet séduit par sa pop acidulée, comme un bonbon Arlequin. Elle parle d’amour, de désillusion, de fantasme, un peu, beaucoup, à la folie. Dans le public, on serre nos corps. On se suspend, à ce filet de voix qui en a dans le pantalon, à ce sentimentalisme à la fois léger et grandiose. Et, de mots en mots, Juliette Armanet risque bien de proposer une communion poétique, avec pour nourriture collective, des textes affutés, vers, rythmes et narrations qui réconcilient avec l’art de la chanson française.

2/ Parce qu’il y a un vent de nostalgie.


Il y a quand même un petit bout de temps que la scène n’avait pas vu une nana au piano avec un tel jeté de tête, le menton haut, d’une pudeur fière. Il y a aussi un petit bout de temps qu’on n’avait pas entendu des accords sautillants qui donnent envie de jouer du piano debout. Juliette Armanet porte en elle un héritage musical qui fait du bien aux cœurs mélomanes tant cette bonne époque est passée vite. Et, tout en s’en démarquant, avec sa griffe espiègle très personnelle, elle incarne une élégance de scène, une élégance qui rime avec nonchalance.

3/ Parce que Juliette est un peu d’ici.


Reims, Juliette Armanet connait bien. Elle avoue y être venue, souvent, même avant la chanson, quand elle exerçait en tant que journaliste documentariste. En 2012, elle chante à Maison Vide, à Crugny, et en 2015, elle participe, avec d’autres artistes en devenir, poussés par le talent, à l’album Maison Vide, écrivant un morceau inédit. Depuis, c’est l’ascension perpétuelle, jusqu’à la Magnifique Society, l’année dernière, où elle offre au festival le bucolique qui lui sied si bien. C’est tellement de plaisir, donc, de la voir revenir jeudi à la Carto, avec une Victoire de la musique dans sa poche, et un indien dans son trip.

 

Texte: Agathe Cèbe

 
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