Getting Down From The Trees – Polock
Si, comme le chantait le poète, « un oranger sur le sol Irlandais, on ne le verra jamais » est un fait avéré, je m’avoue plus dubitatif sur l’impossibilité de déguster un Jelly Mynt en faisant face de la Sagrada Familia… Surtout depuis la découverte de ce groupe from Valencia, j’ai nommé Polock !
Sous ce nom (et cette pochette) énigmatique(s) se planquent Cinq jeunes Espagnols qui ont simplement et bêtement tout compris à la musique et à la vie.
Ils ont assimilé les principes essentiels de la Brit Pop, ont emmagaziné tout ce que le Rock à la Strokes ou façon Ramones a pu codifier, ont engrangé les fondements de la dite « french touch » à la Phoenix, ils ont laissé cuire toute cette popotte sous le doux soleil andalou juste le temps de croquer la vie à pleine dent, juste le temps de monter dans l’arbre pour atteindre le fruit, un peu à la façon d’un Baron perché d’Italo Calvino. Rien que pour se rendre compte si la vie est plus belle, vue des branchages… Ce qu’ils ont récolté tient de la Citronnade sucré à souhait et acidulé juste ce qu’il faut pour appâter la jeune fille en fleur, le beau gosse en demande de sons propices à la démonstration d’une danse réservée mais néanmoins séduisante… et puis ça attire aussi le mec ou la nana qui a tout bonnement envie de se dessiner un smile sur la gueule une heure ou deux… dans ce monde dégénéré ! C’est pas compliqué, ça sent le soleil et le smoothie fraise – pamplemousse agrémenté de feuilles de menthe fraîche finement émincées ! C’est frais, entraînant ça fait rêver de robes légères d’été ou de biceps à peine dorés sous des t-shirts multicolores (selon ce que vous préférez !)
Des mélodies guitaresques aux accents énergiques de batterie éclairée. Des textes à la philosophie pas prise de tête sans être pour autant dénués d’intérêt ! Entre sonorités garage pas dégueu et pop super lêchée, on descend de l’arbre (Getting Down The Trees) sans frayeur ni déception. Pour la simple et bonne raison que c’est juste un moyen de poser pied afin de mieux rebondir sur une effervescence musicale bien désaltérante. On songerait presque à s’en gaver durant toute la période estivale. Puis finalement, pourquoi presque ? Autant s’y fourrer avec allégresse !
Faute de destination, on aura au moins l’ivresse du voyage !
Olvig











