Douce Folie – Zabel

 

Cette semaine, on traîne un petit peu par chez nous ! Ouais, je suis une grosse feignasse aujourd’hui, pas envie de battre la campagne à la recherche de trésors musicaux car j’ai trouvé une pépite sous mon pied…! Et puis, on est bien à la maison, c’est chaud, douillet… Comme la voix du Coup de Coeur du Skeud’ovore que je suis… J’assume cette introduction un rien ridicule et me focalise sans plus d’hésitation sur le sujet de cet article, j’ai nommé Zabel !

 

Beau gosse Sparnaco-Parisien, Zabel chante depuis quelques années sur les routes de notre beau pays, en compagnie du poisson rouge qui orne ce disque . Mais c’est en fin d’année 2011 qu’il s’est décidé à nous ouvrir une porte sur son univers musical entre pop song et rock soft en sortant son premier album, Douce folie. Abordant des thèmes de société autant que de petites choses qu’on soupçonne provenir de sa vie, l’album nous dresse un portrait très personnel de notre monde moderne avec un sympathique petit décalage. Entre ballade et chanson entraînante, il nous accroche facilement l’oreille à sa voix harmonieusement rugueuse.

 

Cela peut paraître sans attrait mais bien au contraire. La force de Zabel, c’est cette identité vocale rocailleuse et pleine d’humour, une pierre brute lancée avec force… et qui fait de bien beaux ricochets. Quelque chose qui tient de la rencontre entre un Tom Waits, le blues en moins, et un joli sens de la mélodie comparable à celui d’un Richard Cocciante (la bonne époque pré-comédie musicale s’entend). A la fois empreint de légèreté, de poésie et d’un bon sens populaire souvent délaissé allié à une rythmique qui lui est propre ainsi qu’une bonne dose de drôlerie élégante, Zabel, c’est du granite taillé et poli comme il faut. Mes petits préférés, parmi les titres de cet album ? Les Petits Vieux qui fleure bon la tranche de vie et Pour Me Faire Licencier, tubesque à souhait, super entraînant et joliment engagé… Un travail d’artisan qui ne fait pas que bien dans le décor. Non, Zabel, ça va assurément bien au-delà ! La voix de ce type s’écoute avec les trippes… et peut-être avec un peu de coeur aussi !

 

Olvig

 

 
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