Cinq questions à Buridane

Frêle et douce en apparence, Buridane en impose plutôt pas mal. Son nom de scène, déjà, évoque une philosophie de vie bien assise (cf. l’âne de Buridan), et sa sensibilité, mûre et sereine, se nourrit d’une langue française adorée, choyée, sublimée.
Nous lui avons posé cinq questions après ses balances et avant la scène: première scène du Charabia Festival.

La critique te qualifie de « chanson française pop », mais quelle est TA perception de ton univers ?
Je me considère dans une veine moderne, pas traditionnelle. Je dirais que ma musique est urbaine, folk et intime. J’accorde beaucoup d’importance à la poésie, à l’amour du texte : j’essaye d’aller au plus profond, de creuser au cœur du sens et des mots.

« Barje endurance », pourquoi ce titre d’album ?
C’est une interpellation à la curiosité. Et l’endurance interroge : jusqu’où peut-on supporter une situation ? Quelle est la frontière entre se dépasser et s’abîmer ?

A quoi sert encore la poésie aujourd’hui ?
On en a besoin ! La poésie est nécessaire, car c’est elle qui peut sauver l’humain.

Trois mots pour évoquer le Charabia Festival…
Echange / Parole / Bordel… dans le sens joyeux bordel, brassage !

Par quel morceau commenceras-tu ton concert ce soir ?
Je débute avec « Enterrer Alice », un morceau qui évoque la naïveté incandescente, celle d’Alice de Lewis Carroll évidemment, mais aussi la mienne, celle qu’on relie à ma blondeur. C’est un clin d’œil. Je ne suis pas qu’une Alice.

Propos recueillis par Agathe Cèbe

 
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