Chat botté et truc en plumes

Les Bottes et la Plume, c’est quatre grands gamins qui veulent encore jouer aux cow-boys et aux indiens, avec de l’encre au bout de la plume. Leur dernier EP, Opus Cactus, vient d’éclore. Album positif, dansant et attachant, il est le reflet d’un groupe dynamique qui, en composant pour le plaisir avant tout, ne cherche qu’à faire danser son public. Opus Cactus, ça sonne comme une formule magique, et c’en est certainement une.

J’ai rencontré Simon Vergnol, auteur/compositeur/chanteur/guitariste du groupe. Il m’a donné rendez-vous au Cabasson, et comme il n’y avait plus de thé glacé, nous avons choisi, de concert, un jus de tomate. 

 

 

 

Qui fait quoi, dans Les bottes et la Plume ?

Léo joue du violon et de la mandoline, Léon de la basse, Ludo est à la batterie, et moi je suis au chant et à la guitare. Le groupe s’est formé comme ça… En 2011, j’étais en solo. Et depuis, les rencontres fortuites ont permis de créer Les Bottes et la Plume au fur et à mesure.

Comment ça s’écrit, une chanson ?

Avec un carnet de notes. Souvent, mon inspiration me vient lors de mes trajets en voiture. Un mot que j’entends, qui m’évoque une image, une idée, une phrase, et tout part de là. L’écriture d’un texte n’est jamais complètement dissociée de la composition de la chanson. Je présente ensuite mon idée au groupe, et la forme finale se trouve assez rapidement. Il faut dire que j’arrive avec des projets de chansons bien ficelés. J’ai toujours une guitare à portée de main pour jouer ce que j’imagine. Dernièrement, j’ai validé le guitalélé, cette toute petite guitare qui me permet un nouveau chemin mélodique.


Tu préfères faire danser ou faire rêver ?

Avant, j’aurais répondu faire rêver. Aujourd’hui, je préfère faire danser. C’est la réelle dynamique du groupe.

Quelles sont tes trois influences musicales du moment ?

Feu Chatterton, Laura Cahen et Klô Pelgag, une artiste canadienne. S’il est question de faire une sélection, voici celle de ce que j’écoute le plus en ce moment, et que j’ai écoutée pendant la composition de l’EP.

Sinon, Simon Vergnol, ça rime avec… ?

Rigole. Dans tous les sens du terme !

Nous te savons aussi artiste au crayon bien taillé. Quelle place tient le dessin dans ton activité musicale ?

Ma composition passe par des images mentales. Quand j’écris une histoire, ou même un texte poétique plus symbolique, je me réfère à des images picturales qui me viennent en tête. Le dessin est là. Mais, de manière plus factuelle, je fais créer mes pochettes d’album par un autre artiste. Je ne m’en charge pas. Pour Opus Cactus, nous avons fait confiance à Elbi, un artiste rémois.

Hasard et personnalité : si tu devais choisir un livre dans la bibliothèque et un objet à emporter chez toi, ce serait lesquels ?


Je repartirais forcément avec cette magnifique guitare jazz. Et pour ce qui est du livre… (il parcourt la bibliothèque)… je prendrais Courrier Sud, de Saint-Exupéry. C’est un appel au voyage.

 

 

 

Propos recueillis par Agathe Cèbe

 
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