C’était le troisième jour du Charabia Festival mis en place par notre rémois adoré Barcella, mais le second jour de cure de musique live pour moi. Je m’en souviens : j’étais énergique, j’étais paré et préparé. J’avais enfilé mon plus cool sweat à capuche histoire de ne pas paraître trop ringard. Surtout, j’étais motivé car j’ai eu, cet été, un vrai coup de cœur sur le deuxième album des frangins from Toulouse, Bigflo et Oli. Autant le premier album était sympathique par moment, peut-être un peu trop jeune à mon goût. Celui-ci, intitulé la Vraie Vie, m’a davantage touché et réjoui. Je ne le cache pas, j’étais hyper curieux de voir ce que les deux « vingtenaires » donnaient sur une scène.

CHARABIA FESTIVAL – Samedi 07 Octobre 2017 – Comment les mots de Kacem Wapalek m’ont scié et comment j’ai simplement kiffé façon daron sur Bigflo et Oli !

C’était le troisième jour du Charabia Festival mis en place par notre rémois adoré Barcella, mais le second jour de cure de musique live pour moi. Je m’en souviens : j’étais énergique, j’étais paré et préparé. J’avais enfilé mon plus cool sweat à capuche histoire de ne pas paraître trop ringard. Surtout, j’étais motivé car j’ai eu, cet été, un vrai coup de cœur sur le deuxième album des frangins from Toulouse, Bigflo et Oli. Autant le premier album était sympathique par moment, peut-être un peu trop jeune à mon goût. Celui-ci, intitulé la Vraie Vie, m’a davantage touché et réjoui. Je ne le cache pas, j’étais hyper curieux de voir ce que les deux « vingtenaires » donnaient sur une scène.

Aux alentours de 20 heures, pénétrer dans les escaliers de la Cartonnerie de Reims et se sentir con, voir honteux, parce qu’on n’a pas été une fois de plus rigoureux. Être en retard. C’est un véritable casse-tête de ne pas être capable d’organiser sa vie, vous ne trouvez pas ?
Courir dans les escaliers et se faire presque bousculer par un type au long visage un peu étrange et en veste à paillettes… Comprendre que cela devait être le type au drôle de nom dont on vient de rater la représentation. Sentir ses joues s’empourprer d’avoir des tremblements dans le creux du bide parce que la honte grandit un peu plus. Prendre 20 minutes pas loin du bar pour visser sur ses oreilles des écouteurs et se connecter sur sa plateforme d’écoute en streaming pour entendre la musique de l’homme étrange.

Retour sur le Festival du Charabia – le vendredi 06 octobre 2017 Comment j’ai raté Haskehoug, adoré Ben Ricour, et comment je fus surpris par Olivia Ruiz.

Aux alentours de 20 heures, pénétrer dans les escaliers de la Cartonnerie de Reims et se sentir con, voir honteux, parce qu’on n’a pas été une fois de plus rigoureux. Être en retard. C’est un véritable casse-tête de ne pas être capable d’organiser sa vie, vous ne trouvez pas ?
Courir dans les escaliers et se faire presque bousculer par un type au long visage un peu étrange et en veste à paillettes… Comprendre que cela devait être le type au drôle de nom dont on vient de rater la représentation. Sentir ses joues s’empourprer d’avoir des tremblements dans le creux du bide parce que la honte grandit un peu plus. Prendre 20 minutes pas loin du bar pour visser sur ses oreilles des écouteurs et se connecter sur sa plateforme d’écoute en streaming pour entendre la musique de l’homme étrange.

Il est arrivé dans mon oreille grâce à des infos radiophoniques où on parlait de lui comme le coup de poing des festivals de l’été suivi d’un extrait du seul titre trouvable sur YouTube jusqu’à il y a peu. Fête de trop. Mélange d’orgue, de piano et de beats électro. Quelque chose entre la production classique de Hip Hop et la chanson française « à texte » de cette dernière décennie. Sa voix : juste, belle, frontale, sans fioritures. Son texte : surprenant, mélange de mots crus et de tournures à la limite du poétique. Je ne savais pas sur quel pied dansé, je ne savais pas le classer ! Bingo ! C’est ça qui a susciter mon intérêt. Plus que ça : cela m’a fait commencer chacune de mes journées de l’été par la diffusion du morceau en question sur mon smartphone, comme une dépendance musicale. Ils sont rares, les artistes à produire cela sur moi.

Eddy de Pretto

Il est arrivé dans mon oreille grâce à des infos radiophoniques où on parlait de lui comme le coup de poing des festivals de l’été suivi d’un extrait du seul titre trouvable sur YouTube jusqu’à il y a peu. Fête de trop. Mélange d’orgue, de piano et de beats électro. Quelque chose entre la production classique de Hip Hop et la chanson française « à texte » de cette dernière décennie. Sa voix : juste, belle, frontale, sans fioritures. Son texte : surprenant, mélange de mots crus et de tournures à la limite du poétique. Je ne savais pas sur quel pied dansé, je ne savais pas le classer ! Bingo ! C’est ça qui a susciter mon intérêt. Plus que ça : cela m’a fait commencer chacune de mes journées de l’été par la diffusion du morceau en question sur mon smartphone, comme une dépendance musicale. Ils sont rares, les artistes à produire cela sur moi.

Le Charabia Festival fait la part belle à la Poésie, avec la majuscule. C’est-à-dire la poésie quotidienne, la poésie qu’on oublie parce qu’on est trop pressés ou trop flemmards. Mais la poésie qu’on a tous en soi et qu’il faut réveiller, plus souvent, le plus possible, plus longtemps. Charabia nous secoue les méninges : il est temps de réaliser à quel point notre belle langue française est une arme de construction massive, une usine à plaisirs en tout genre.

3 bonnes raisons d’aller au Charabia Festival

Le Charabia Festival fait la part belle à la Poésie, avec la majuscule. C’est-à-dire la poésie quotidienne, la poésie qu’on oublie parce qu’on est trop pressés ou trop flemmards. Mais la poésie qu’on a tous en soi et qu’il faut réveiller, plus souvent, le plus possible, plus longtemps. Charabia nous secoue les méninges : il est temps de réaliser à quel point notre belle langue française est une arme de construction massive, une usine à plaisirs en tout genre.

Désireux de conserver le confort d’un festival à taille humaine, le microcosme musical d’Aubérive s’étend sur deux hectares (quand même !) de parcelles communales et entend bien maintenir cette ligne directrice. L’association organisatrice Alba Riva, gérée par Jérémy Dravigny, avait déjà mentionné son attachement à l’esprit « festival de proximité » plutôt qu’à celui de grande foire commerciale. Une manière aussi de ne pas altérer la qualité de la sélection musicale, ni d’amoindrir l’accessibilité. Au risque de tuer dans l’œuf la poule aux œufs d’or !

3 bonnes raisons d’aller au festival de la Poule des Champs à Aubérive les 15 et 16 septembre

Désireux de conserver le confort d’un festival à taille humaine, le microcosme musical d’Aubérive s’étend sur deux hectares (quand même !) de parcelles communales et entend bien maintenir cette ligne directrice. L’association organisatrice Alba Riva, gérée par Jérémy Dravigny, avait déjà mentionné son attachement à l’esprit « festival de proximité » plutôt qu’à celui de grande foire commerciale. Une manière aussi de ne pas altérer la qualité de la sélection musicale, ni d’amoindrir l’accessibilité. Au risque de tuer dans l’œuf la poule aux œufs d’or !

Ami-Ami a soigné son programme, et son public. En mêlant arts visuels, arts graphiques, et arts musicaux, Ami-Ami t’en donne pour tous les goûts, mais surtout : Ami-Ami aiguise ton plaisir et ta curiosité. Il y a des artistes comme Marion Montel, ou Hélène Bleys, qui fait une fresque au Mercure Farman, Agathe Sorlet qui présente ses sérigraphies pour l’inauguration, il y a aussi les performeurs Antoine Pesle et Dominique Gilliot. Et musicalement, Paulette Wright, Kcidy, Angel, Kumisolo, Voyov, Herr Pop, Malik Djoudi, Ian Caulfield, Nathan Zahef, Double Cagette… La liste danse déjà autour de toi !

3 bonnes raisons… d’aller au Festival AMI-AMI, du 14 au 24 septembre.

Ami-Ami a soigné son programme, et son public. En mêlant arts visuels, arts graphiques, et arts musicaux, Ami-Ami t’en donne pour tous les goûts, mais surtout : Ami-Ami aiguise ton plaisir et ta curiosité. Il y a des artistes comme Marion Montel, ou Hélène Bleys, qui fait une fresque au Mercure Farman, Agathe Sorlet qui présente ses sérigraphies pour l’inauguration, il y a aussi les performeurs Antoine Pesle et Dominique Gilliot. Et musicalement, Paulette Wright, Kcidy, Angel, Kumisolo, Voyov, Herr Pop, Malik Djoudi, Ian Caulfield, Nathan Zahef, Double Cagette… La liste danse déjà autour de toi !

« Le Chien à Plumes, c’est quoi ? », pensais-je assis face au volant. Une organisation en béton armé. Sans temps mort. Des sourires, des visages, des figures, des couleurs. Je quitte le molosse emplumé avec l’impression d’avoir vécu un temps dans l’appli Instagram. N’y voyez rien de médisant, bien au contraire. J’ai aimé y passer quelques heures. Au point que j’ai eu l’impression de partir comme un voleur de ne dire au revoir à personne. J’y ai reçu du partage et de la générosité...

Le Chien à Plumes, rendez-vous en Terre inconnue pour Musicovore sédentaire.

« Le Chien à Plumes, c’est quoi ? », pensais-je assis face au volant. Une organisation en béton armé. Sans temps mort. Des sourires, des visages, des figures, des couleurs. Je quitte le molosse emplumé avec l’impression d’avoir vécu un temps dans l’appli Instagram. N’y voyez rien de médisant, bien au contraire. J’ai aimé y passer quelques heures. Au point que j’ai eu l’impression de partir comme un voleur de ne dire au revoir à personne. J’y ai reçu du partage et de la générosité…

Du 5 au 8 octobre, le Charabia Festival de Reims s’installe à Reims. « Ambassadé » par Barcella, et soutenu par Ulysse Maison d’Artistes, la Cartonnerie et tant d’autres, ce rendez-vous d’automne se revendique humain, populaire et sans frontière. Cette ponctuation culturelle s’inscrit dans le dynamisme de la ville, et dans une convivialité autour de la langue française. Ce vendredi 30 juin, au Cellier, la fine équipe – Barcella, Arnaud Robinet, Kalagan Llamas et Cédric Cheminaud – nous a dévoilé une programmation empreinte d’enthousiasme.
Barcella, en préambule, nous a mis au parfum…

Charabia festival #01

Du 5 au 8 octobre, le Charabia Festival de Reims s’installe à Reims. « Ambassadé » par Barcella, et soutenu par Ulysse Maison d’Artistes, la Cartonnerie et tant d’autres, ce rendez-vous d’automne se revendique humain, populaire et sans frontière. Cette ponctuation culturelle s’inscrit dans le dynamisme de la ville, et dans une convivialité autour de la langue française. Ce vendredi 30 juin, au Cellier, la fine équipe – Barcella, Arnaud Robinet, Kalagan Llamas et Cédric Cheminaud – nous a dévoilé une programmation empreinte d’enthousiasme.
Barcella, en préambule, nous a mis au parfum…

Si vous n’avez pas suivi ce qu’il se passait en haut du Boulevard Henri Vasnier les 19, 20 et 21 mai derniers à Reims, c’est que : soit vous êtes coupés de tout contact extérieur, soit vous êtes exilés en Alaska depuis plusieurs mois, soit vous vivez dans un autre système solaire, soit vous n’avez pas lu nos trois bonnes raisons d’aller à la Magnifique Society ?!

Parce que nous, nous y étions ! Comme les deux tiers de Reims, des alentours et des villes d’après et même de l’autre extrémité du Globe (Japon).
Les affiches faisaient déjà du bruit alors que l’événement n’avait pas débuté. La programmation musicale de la Magnifique Society riche et dense, de par son nombre d’artistes et la pluralité des genres, n’avait pas échappé aux curieux mélomanes.

Victoire pour la Magnifique Society

Si vous n’avez pas suivi ce qu’il se passait en haut du Boulevard Henri Vasnier les 19, 20 et 21 mai derniers à Reims, c’est que : soit vous êtes coupés de tout contact extérieur, soit vous êtes exilés en Alaska depuis plusieurs mois, soit vous vivez dans un autre système solaire, soit vous n’avez pas lu nos trois bonnes raisons d’aller à la Magnifique Society ?!

Parce que nous, nous y étions ! Comme les deux tiers de Reims, des alentours et des villes d’après et même de l’autre extrémité du Globe (Japon).
Les affiches faisaient déjà du bruit alors que l’événement n’avait pas débuté. La programmation musicale de la Magnifique Society riche et dense, de par son nombre d’artistes et la pluralité des genres, n’avait pas échappé aux curieux mélomanes.

Black Bones, on ne les présente plus. Entre hip hop, pop et absurde, le groupe joue la carte de la dérision mariée à une fièvre musicale très aboutie. Fort de sa personnalité hors norme, Black Bones était très attendu sur la grande scène de la Magnifique Society, et il a aimanté un public immédiatement envoûté, chamanisé, jusqu’à hurler Kili Kili d’une seule et même voix. Nous avons rencontré Anthonin, espiègle et taquin, quelques heures après la Grand-Black-Bones-Messe.

Black Bones en Magnifique Society

Black Bones, on ne les présente plus. Entre hip hop, pop et absurde, le groupe joue la carte de la dérision mariée à une fièvre musicale très aboutie. Fort de sa personnalité hors norme, Black Bones était très attendu sur la grande scène de la Magnifique Society, et il a aimanté un public immédiatement envoûté, chamanisé, jusqu’à hurler Kili Kili d’une seule et même voix. Nous avons rencontré Anthonin, espiègle et taquin, quelques heures après la Grand-Black-Bones-Messe.

A l’heure où j’aurais dû partir pour le parc de Champagne, la responsable presse m’a appelée pour me dire de me tenir prête pour l’interview de Judy. Couteau + plaie + remuer dedans. Mais finalement, ils ont prévu un phoner, et c’est franchement sympa. Le groupe m’appelle. On échange. Ça me regonfle le moral. J’avais une tendance caliméro, à penser qu’une reporter éclopée dans son canapé n’intéressait pas des masses.
Mais le soleil tape dans les vitres, Jérôme, Léo et Charlie sont tout feu tout flamme : j’ai dix minutes pour les interviewer, j’ai dix minutes pour m’imaginer dans l’espace presse. Et ça fonctionne. Je m’y crois.

Je repose mon Iphone sur la table. Mes enfants prennent leur goûter, font des miettes partout, les chats tournent autour de mon pied attelé. Je ne m’y crois plus.

J’apprends, par mon envoyée spéciale, que l’herbe est un peu humide, qu’il y a des trous dans l’herbe, que c’est sans regret pour les béquilles. Même si un gars avec des béquilles a été aperçu. J’apprendrais plus tard que c’était le programmateur du festival. Comme quoi, la lose du pied cassé, ça se partage.

La Magnifique Society (presque) vue (uniquement) de mon canapé

A l’heure où j’aurais dû partir pour le parc de Champagne, la responsable presse m’a appelée pour me dire de me tenir prête pour l’interview de Judy. Couteau + plaie + remuer dedans. Mais finalement, ils ont prévu un phoner, et c’est franchement sympa. Le groupe m’appelle. On échange. Ça me regonfle le moral. J’avais une tendance caliméro, à penser qu’une reporter éclopée dans son canapé n’intéressait pas des masses.
Mais le soleil tape dans les vitres, Jérôme, Léo et Charlie sont tout feu tout flamme : j’ai dix minutes pour les interviewer, j’ai dix minutes pour m’imaginer dans l’espace presse. Et ça fonctionne. Je m’y crois.

Je repose mon Iphone sur la table. Mes enfants prennent leur goûter, font des miettes partout, les chats tournent autour de mon pied attelé. Je ne m’y crois plus.

J’apprends, par mon envoyée spéciale, que l’herbe est un peu humide, qu’il y a des trous dans l’herbe, que c’est sans regret pour les béquilles. Même si un gars avec des béquilles a été aperçu. J’apprendrais plus tard que c’était le programmateur du festival. Comme quoi, la lose du pied cassé, ça se partage.

Judy crève l’écran de la scène musicale made in Reims avec un style frais et audacieux. Leur premier EP n’a même un an, mais le titre Oupos s’est tout de suite démarqué par son électro pop savoureuse, et In The Dark a fait parler de lui avec son clip original et sensuel. Charlie, Léo et Jérôme ont répondu à notre Interview Express Magnifique, quelques minutes avant de monter sur scène.

Judy en Magnifique Society

Judy crève l’écran de la scène musicale made in Reims avec un style frais et audacieux. Leur premier EP n’a même un an, mais le titre Oupos s’est tout de suite démarqué par son électro pop savoureuse, et In The Dark a fait parler de lui avec son clip original et sensuel. Charlie, Léo et Jérôme ont répondu à notre Interview Express Magnifique, quelques minutes avant de monter sur scène.

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