Black Bones en Magnifique Society

Black Bones, on ne les présente plus. Entre hip hop, pop et absurde, le groupe joue la carte de la dérision mariée à une fièvre musicale très aboutie. Fort de sa personnalité hors norme, Black Bones était très attendu sur la grande scène de la Magnifique Society, et il a aimanté un public immédiatement envoûté, chamanisé, jusqu’à hurler Kili Kili d’une seule et même voix. Nous avons rencontré Anthonin, espiègle et taquin, quelques heures après la Grand-Black-Bones-Messe.

 

Comment qualifierais-tu l’ambiance du festival ?

C’est d’la merde. Nan, je déconne, évidemment ! C’est génial, pour les Rémois, et je le dis parce que je suis rémois. Ce parc est super connu, et là, on le découvre complètement nouveau. Quand je vois les petits chemins, les grands espaces et les petits recoins, les lumières dans les arbres, je me dis que ce lieu est fait, depuis toujours, pour accueillir un festival. Tout contribue à passer un bon moment.

Quelle est ton installation favorite ?

J’aime bien les petites cabanes. Et je ne dis pas ça parce que je connais le gars qui les a conçues. Mais on connaît déjà bien les maisons et cabanes du Parc de Champagne, avec les poutres, le bois, et ils ont réussi à être complètement raccord avec ça. C’est chouette. Sinon, c’est clair que le bar, en VIP, ça va vite devenir mon installation favorite !

Tu as eu un coup de cœur dans la programmation ?

Ouais ! C’est complètement inattendu, mais j’ai adoré Lorenzo ! Il avait carrément un stand de Kebab sur scène, ça m’a vraiment fait marrer. Ils ont mis une ambiance de feu. Ca a bien contrasté avec Air !!

Pourquoi « Black Bones » ?

J’ai fait une liste de plus de cent mots que j’aime bien, que je trouve cool. D’ailleurs, j’ai dû mettre « cool » dans la liste. Et puis j’ai fait des associations avec ces mots. J’ai pas eu de déclic immédiat. Mais Black Bones m’a plu, surtout dans le son plaisant qu’il produit. Bl-ack B-ones. Ca fait de la musique. Pour le nom du groupe, j’ai fait comme j’ai l’habitude de faire quand je . Je produis beaucoup beaucoup, et après je trie, j’assemble, et je trouve ce qui me plaît. Ce qui est sympa avec Black Bones, c’est que la scéno, avec le maquillage, les lumières noires, elle est venue après, et elle a tout de suite été raccord avec le nom du

groupe. Ça devenait évident.

On a vu que vous aviez un public « d’habitués ». Vous faîtes quoi du public à apprivoiser ?

Oh ! On n’y pense pas vraiment : on ne se prend pas trop la tête. Disons qu’on joue du mieux qu’on peut pour que tout le monde s’amuse. Là, j’avoue que jouer à 17h pouvait avoir certaines contraintes : jouer en plein jour, l’ambiance de l’après-midi… C’était un challenge mais on l’a relevé. Le public d’habitués, c’est beaucoup nos potes, je crois ! Et pour le public de curieux, on espère les séduire pour qu’ils participent à notre diffusion. On n’a pas encore vraiment d’album. Mais ça devient bon : d’ici septembre, il devrait vous parvenir !

 

Anthonin – toi qui as essayé de me faire croire que tu t’appelais Jean-Pierre – je te prends au mot et j’attends fébrilement septembre pour la prochaine vague en technicolor de lumière noire.

 

 

Propos recueillis: Agathe Cèbe
Photo: Joel Dera

 

 
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