3 bonnes raisons d’aller au festival de la Poule des Champs à Aubérive les 15 et 16 septembre

1 – Une poule qui ne se prend pas pour un coq

Désireux de conserver le confort d’un festival à taille humaine, le microcosme musical d’Aubérive s’étend sur deux hectares (quand même !) de parcelles communales et entend bien maintenir cette ligne directrice. L’association organisatrice Alba Riva, gérée par Jérémy Dravigny, avait déjà mentionné son attachement à l’esprit « festival de proximité » plutôt qu’à celui de grande foire commerciale. Une manière aussi de ne pas altérer la qualité de la sélection musicale, ni d’amoindrir l’accessibilité. Au risque de tuer dans l’œuf la poule aux œufs d’or !

 

2 – Des noms qui en jettent

Plus la peine de vous présenter Matmatah et Tryo, les grosses pointures de cette 12ème édition. La suite de la programmation n’est pas en reste. Alors que Grand Morse assurait la première partie d’FFF à la Cartonnerie en novembre 2016,  les sons d’Électro Deluxe ont fait récemment les changements de plateaux de la Foire de Châlons. Le public aura le choix entre l’aile ou la cuisse, l’aile étant l’électro pop aérien de Cocoon ; la cuisse, le hip-hop de Blockstop. Les cours de français seront assurés par Roberdam, Les Garçons Trottoirs et Maggy Bolle (à la croisée d’Anaïs et de Lynda Lemay) avec leurs textes dépeignant un quotidien mis en mots. A découvrir : Jérôme Fagnet, sous les traits de Broken Back et Fergessen, le duo folk guitares-voix porté par Michaëla et David. On vous retrouve sur notre live report pour vous  raconter comment c’était !

 

 

3 – Ma mère pense que c’est cool

Ayant logé chez elle la semaine passée le temps des vendanges, je m’affairais à rédiger le dit article lorsque ma mère, soucieuse de me voir encore debout vu l’heure tardive, m’a jaugé d’un « qu’est-ce que tu fais ? » avant de choir dans la suite parentale. Dépourvue de toute intention d’empiéter sur sa première phase de sommeil, je me lance dans une description limpide mais succincte de ce qu’est la « Poule », qui l’a vraisemblablement séduite – à croire que j’explique bien ! Le côté bucolique rural et la teneur de l’événement a chuchoté à l’oreille de l’ado nomade et festive qui ont fait d’elle une cinquantenaire à l’esprit vif et cultivée. Je lui parle des chapiteaux, des différentes scènes, du décor, de la restauration, lui explique le principe des jetons, lui mentionne les poussins, … Amusée, elle renchérit avec des questions, traque chaque photo que je lui montre. Ravie de ce Woodstock de la D21, elle finit par m’avouer qu’à vingt ans, elle aussi aurait « grave kiffé » trouver un jeu de l’oie grandeur nature.

Texte : Cindy Latique

 
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